Un atelier maker, ça consomme. Imprimantes 3D, découpeuses laser, alimentations, ordinateurs : les machines tournent, parfois en parallèle, et la facture d'électricité suit une courbe qui grimpe. C'est exactement la situation dans laquelle je me trouvais depuis quelques mois. J'avais installé des prises connectées pour suivre ma consommation, mais au-delà de la surveillance, je cherchais une solution concrète. L'installation de panneaux solaires fixes m'avait traversé l'esprit, mais les délais des installateurs — particulièrement chargés depuis la hausse des prix de l'énergie — et les coûts associés (souvent entre 10 000 et 15 000 €) m'avaient freiné.
C'est dans ce contexte que Zendure m'a contacté pour tester leur système SolarFlow 2400 Pro. Une solution solaire portable, évolutive, et installable soi-même. J'étais curieux, un peu sceptique sur certains points, mais j'ai décidé de tenter l'expérience. Voici ce que j'en retire.
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Ce que contient le kit SolarFlow 2400 Pro
Le kit que j'ai reçu comprend le boîtier principal SolarFlow 2400 Pro, qui intègre sa propre batterie, ainsi qu'une batterie supplémentaire ABL 3000. Ensemble, elles offrent une capacité de stockage totale de 5,28 kWh. S'ajoutent à cela un compteur intelligent Zendure (le Smart Meter 3CT) et deux panneaux solaires de 450 W chacun, soit un potentiel de production crête de 900 W.
Le tout arrive en deux colis. Le boîtier principal est imposant — plus de 30 kg — mais compact. On y trouve sur le côté les entrées pour les câbles PV destinés aux panneaux, les prises d'alimentation pour injecter dans le réseau domestique, et une valve de pression qu'il ne faut surtout pas toucher : c'est elle qui maintient le système de sécurité interne. À l'arrière, une grille de radiateur assure la dissipation thermique. La batterie supplémentaire se fixe en dessous du boîtier principal par empilement (stacking), ce qui permet d'ajouter des unités supplémentaires si on souhaite augmenter la capacité de stockage.
La question de la sécurité : le système ZenGuard
Avant d'installer quoi que ce soit, ma première préoccupation était la sécurité. Laisser une batterie de grande capacité allumée en permanence dans un atelier ou à l'extérieur n'est pas anodin. Zendure répond à cette question avec ce qu'ils appellent le système ZenGuard, qui repose sur trois niveaux de protection.
Le premier est un système de gestion des batteries (BMS) qui surveille l'état des cellules en temps réel, couplé à une analyse cloud prédictive capable de détecter une anomalie avant qu'elle ne devienne un problème. Le deuxième est un système de maintenance intelligent qui gère la santé de la batterie de manière autonome, y compris en conditions hivernales sous zéro degré. Le troisième est un système de suppression d'incendie à aérosol : en cas de chaleur anormale, une extinction automatique se déclenche sans laisser de résidus nocifs.
Sur le papier, c'est rassurant. Pour l'instant, l'installation est à l'extérieur, à l'abri du soleil direct. Mais quand je ferai poser les panneaux sur le toit, je prévois de rentrer le système de batteries dans l'atelier — et ces protections jouent un rôle important dans cette décision.
L'installation : plus accessible qu'il n'y paraît
Je n'ai aucune formation en électricité. La mécanique, l'électronique, ça me connaît — mais toucher à un panneau électrique, c'est quelque chose qui me fait naturellement peur. J'avais d'abord envisagé de faire appel à un électricien pour installer le compteur intelligent, ce qui nécessitait l'ajout d'un disjoncteur de 2 ou 6 ampères. N'ayant pas trouvé quelqu'un disponible dans mes délais, j'ai finalement décidé de me lancer moi-même, en m'appuyant sur la documentation fournie par Zendure — qui est vraiment bien faite — et sur quelques vidéos d'autres utilisateurs.
Pour le reste de l'installation, c'est effectivement du plug and play. J'ai utilisé des supports universels trouvés sur Amazon pour poser les panneaux dans le jardin (provisoirement, en attendant la pose sur le toit), j'ai déroulé environ 25 mètres de câbles PV jusqu'au bout du jardin, connecté les deux côtés — panneau d'un côté, boîtier de l'autre — et branché le système sur le secteur avec une prise étanche. Franchement, la partie câblage n'a posé aucune difficulté.
Le compteur intelligent et la gestion de l'énergie
Le Smart Meter 3CT est le composant qui rend le système vraiment intelligent. Il s'installe dans le tableau électrique et permet au boîtier Zendure de connaître en temps réel la consommation de la maison, pour adapter en conséquence ce qu'il injecte depuis la batterie.
L'application propose plusieurs modes de fonctionnement. Le mode ZenKi apprend progressivement les habitudes de consommation du foyer et décide lui-même des moments les plus pertinents pour injecter l'énergie stockée. Il est aussi possible de définir des scénarios personnalisés en fonction de son contrat d'électricité : en Belgique, j'utilise mon compte chez Engie, et le système peut se connecter via une API pour récupérer les tarifs et heures creuses. Cela permet par exemple de stocker pendant les heures les moins chères et d'injecter pendant les pics de consommation.
Ce qui m'intéresse également, c'est la compatibilité MQTT. Pour ceux qui ne connaissent pas ce protocole : c'est un standard de communication léger très utilisé en domotique. Concrètement, cela signifie que l'on peut intégrer le Zendure directement dans Home Assistant (ou tout autre système compatible), visualiser la production solaire, le niveau de batterie et la consommation dans un tableau de bord unifié, et même créer des automatisations. Par exemple : démarrer une impression 3D lorsque la batterie dépasse 80 %, ou couper des charges non prioritaires quand la production chute. C'est un niveau d'intégration que j'apprécie vraiment dans un atelier maker.
Les résultats : ce que ça donne concrètement
Avec les deux panneaux positionnés dans le jardin, j'obtiens environ 600 W de production réelle pour un potentiel crête de 900 W — ce que je trouve tout à fait correct pour une installation provisoire au sol, pas encore optimalement orientée. Ma maison consomme en tout environ 1 200 W quand l'atelier tourne, dont 600 à 800 W imputables à l'atelier seul.
Dans cette configuration, le réseau public ne fournit plus que 600 W, les 600 W restants étant couverts par le système Zendure. En d'autres termes, la quasi-totalité de la consommation de l'atelier est absorbée par les panneaux et les batteries. C'est exactement ce que j'espérais. Certes, ce n'est que quelques jours de test, et je ne peux pas encore vous montrer l'impact sur ma facture annuelle. Mais les mesures en temps réel sont là et elles correspondent à mes attentes.
Un point que je voulais aussi aborder : la production en Belgique, où le soleil n'est pas franchement généreux. Grâce à un seuil de démarrage à 14 V, les panneaux commencent à produire même par temps couvert, ce qui permet de lisser la production sur une journée entière. Couplé au stockage dans les batteries, cela donne un système qui tient dans la durée, même en dehors des journées ensoleillées.
Un système pensé pour évoluer
Ce qui m'a séduit dans cette approche, c'est sa modularité. Je ne suis pas encore certain du nombre de panneaux dont j'aurai finalement besoin pour couvrir une plus grande part de la consommation de la maison. Plutôt que de commander une installation complète dès maintenant, je peux commencer avec ce kit de base, mesurer les résultats sur plusieurs semaines, et décider ensuite d'ajouter des panneaux ou des batteries supplémentaires. Chaque batterie vient simplement se superposer à la précédente par empilement, et les panneaux se rajoutent en connectant des câbles PV supplémentaires.
À terme, les panneaux iront sur le toit — meilleure exposition, pas d'ombre liée aux arbres ou à la balançoire, et surtout libération de l'espace dans le jardin. À ce moment-là, le boîtier de batteries rentrera dans l'atelier. L'installation actuelle dans le jardin n'est donc qu'une étape intermédiaire qui m'a permis de valider le système avant d'engager des frais plus importants.
Conclusion : une solution crédible pour un atelier maker
Je partais avec trois craintes principales : la complexité d'installation pour quelqu'un sans formation en électricité, les risques liés à une batterie de grande capacité en fonctionnement continu, et la rentabilité incertaine sous un ciel belge. Ces trois points ont été au moins partiellement levés : l'installation s'est faite sans spécialiste (avec un peu de lecture et de vidéos), le système ZenGuard offre des garanties de sécurité sérieuses, et la production réelle est meilleure que ce que j'anticipais.
Je reçois ce kit dans le cadre d'un test, mais si je décide d'aller plus loin — ce qui semble bien parti —, les extensions seront à ma charge. Et honnêtement, à ce stade, je n'hésite pas. Le système est disponible en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse. Si vous souhaitez en savoir plus, le lien affilié est disponible en description de la vidéo YouTube.
Pour suivre la suite de cette expérience — notamment la pose sur le toit et les chiffres de consommation sur plusieurs mois — retrouvez-moi sur la chaîne
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